Lundi 10 mai 2021

L’Europe tire les leçons de la crise

Le bien commun au service de l’Union

La modification du Traité de Lisbonne est désormais entérinée. Cette réforme fondamentale est un cap décisif pris le 16 décembre 2009 pour stabiliser la zone euro par les dirigeants de l’Union en cas de crise financière de l’un de ses  membres.

L’équilibre tant recherché paraît être ainsi atteint. Aristote, l’un des père de la pensée européenne, serait certainement réjoui de ces mesures salutaires pour les peuples de l’Union, pour les budgets des foyers et des ménages ; le philosophe avait en tête la recherche d’un « mieux vivre ensemble » au sein d’un regroupement de membres constitutifs d’une communauté politique.

Les clés du nouveau dispositif

Le texte sur lequel se sont mis d’accord les dirigeants, qui sera ajouté à l’article 136 du traité de Lisbonne, indique qu’à l’avenir « les Etats membres de la zone euro sont autorisés à créer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela s’avère indispensable pour garantir la stabilité de l’euro dans son ensemble ». La création d’un fonds de solidarité financière participe également du projet des Pères de l’Union : rapprocher l’Europe des institutions et des marchés de l’Europe des peuples.

Innovation essentielle, c’est bien d’un dispositif permanent dont il s’agit ; et principale nouveauté du mécanisme qui sera mis en place à partir du traité : les banques et fonds privés détenteurs de dette publique pourront contribuer au sauvetage d’un pays en faillite, au cas par cas. L’adoption complète de la réforme est prévue en mars 2011.

Créer une Europe de convergence au sein des peuples

Montrer que l’Union est un modèle de convergence en action est un extraordinaire pari sur l’avenir : l’homogénéité financière de notre continent est en effet un critère indispensable pour éviter un décrochage dramatique entre une Europe méditerrranéenne budgétairement appauvrie et une hypothétique zone « euromark » correspondant approximativement aux pays constitutifs de l’Europe médiane et de ses places fortes périphériques. L’Irlande et la Belgique restent également encore très fragiles. Pour écarter le fléau que constituerait une implosion de la zone euro, les dirigeants européens ont réagi vite, ce qui aurait été impensable il y a quelques années encore. Créer au sein de notre architecture institutionnelle une véritable convergence entre les situations macro-économiques et les niveaux d’endettement des Etats membres, voilà l’essence même d’une vraie réforme pour une Europe politique.

Pour construire une maison solide, il faut enfin des fondations solides : les exigences d’une Europe libérale posent comme conditions de rassurer les marchés et de poursuivre la régulation financière ; mais il faut aussi aller plus loin dans le sens d’une Europe sociale : les réformes doivent à tout prix impacter à terme sur les budgets des ménages et des foyers pour restaurer à grande échelle la confiance des peuples européens.


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