Lundi 10 mai 2021

Karachigate : cette enquête que Sarkozy veut bloquer (via Sarkofrance)

Occultée dans la plupart des media traditionnels, l’affaire du « Karachigate » continue d’alimenter les débats de la blogosphère. Après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Juge Van Ruymbeke, Sarkofrance revient sur les éléments du dossier et les tentatives d’obstructions à la justice dans une affaire placée sous le sceau du confidentiel-défense:

Un juge s’obstine. L’affaire dit du Karachigate a pris une nouvelle tournure cette semaine. Le juge Renaud van Ruymbeke a décidé d’enquêter sur des «faits de corruption active et passive» dans le cadre du financement de la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Le parquet de Paris n’a pas apprécié, jugeant que cela n’a rien à voir avec l’attentat de Karachi du 8 mai 2002. le procureur Marin avait déjà annoncé que les faits étaient de toute façon prescrits.
Le communiqué du parquet de Paris pour justifier son obstruction est éloquent :« Le cadre d’une information ouverte sur le fondement d’une telle plainte n’est manifestement pas approprié, en droit, pour investiguer sur des faits d’abus de biens sociaux au préjudice de la DCN-I et de corruption dans des conditions juridiques solide. »

Le ministère de la Justice explique donc, maladroitement, qu’en « droit », le juge ne devrait pas enquêter sur ces soupçons de corruption sarko-balladurienne sur la seule base d’une plainte des familles de victimes d’un attentat. Il y a 3 semaines, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait déjà jugé que cette affaire était prescrite. Jean-Claude Marin est ce procureur qui décidé de faire appel contre la relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream.

Rappelons les soupçons : Le 8 mai 2002, un attentat à Karachi tue 14 personnes dont 11 salariés français de la DCN. A l’époque, on évoque Al Qadai. Le 11 septembre 2001 n’est pas loin. Début 2009, l’avocat des familles de victimes rapporte que les (nouveaux) juges privilégient désormais une autre piste. Un document, baptisé Nautilus, étaye les soupçons : Edouard Balladur aurait perçu des rétro-commissions sur ce contrat pour financer sa propre campagne présidentielle en 1995. Une fois élu, Chirac a décidé l’arrêt du versement de commissions occultes sur la vente de ces sous-marins, provoquant la fureur des officiels pakistanais concernés et l’attentat qui en suivit. Sarkozy parle de fable, Balladur dément, mais refuse d’être auditionné par la commission d’enquête parlementaire.

>> Lire la suite sur le blog de Sarkofrance


Ajouter un commentaire




*

Devenez Rédacteur !

L'actualité politique vous intéresse ?
Vous avez un scoop, un combat, un projet, une analyse à partager ?



Il sera publié dans les 24h

Newsletter

L'inscription à la Newsletter mensuelle vous permet de rejoindre le réseau Écologie Démocrate


Les flux