L'oeil du blogueur

2012, en route vers la révolution énergétique

En France,  l' objectif de passer à 100% d'énergies renouvelables est encore largement jugé par la classe politique comme une utopie, voire au mieux comme irréalisable avant des décennies. Les rares projets "d'avant-garde" des collectivités territoriales françaises, sont donc par conséquent encore très loin de viser l'autonomie énergétique défendue par Hermann Scheer, issue à 100% des énergies renouvelables. L'exemple du canton de Barnim, au nord de Berlin, détaillé par Rachel Knaebel dans le magazine Basta! vient vigoureusement contredire ce préjugé tacite des élites politiques et technocratiques françaises à l'égard des énergies renouvelables: la révolution énergétique a déjà commencé !

La transition énergétique, on en parle beaucoup, certains la font. Un canton 100% énergies renouvelables : c’est le pari lancé par des élus, des habitants et des entreprises. À Barnim, au nord de Berlin, centrales solaires, parcs éoliens, centrales à bois ou de biogaz se comptent par centaines. La production d’électricité non nucléaire et sans hydrocarbures dépasse déjà les besoins des 180 000 habitants. Tout en créant des emplois locaux et en rapportant de l’argent aux collectivités locales qui ont investi. Ici, la transition énergétique n’est plus une utopie.

Des panneaux solaires posés sur les barres de logements sociaux, le toit de la mairie et les parcmètres. Un peu plus loin, c’est toute la façade d’un parking de trois étages qui est couverte d’une installation photovoltaïque. Au pied du bâtiment, une borne permet de recharger son véhicule électrique. Dans la rue principale, des étudiants discutent devant l’entrée de l’École supérieure de développement durable, ouverte en 1992. À Eberswalde, dans le canton de Barnim, les énergies renouvelables sont partout. Avec ses 90 centrales solaires, du gaz de décharge et de la biomasse (de bois), cette commune de 40 000 habitants, à 60 km de Berlin, produit deux fois plus d’électricité que ses foyers n’en consomment.(...)

Par Rachel Knaebel pour Basta !

Crédit photo: parking de la maison Paul-Wunderlich d’Eberswalde, © BBGK Berliner Botschaft.

Lire la suite sur Basta!, le journal des luttes sociales et environnementales.

 

 

Écologie : la grande peur de M. Bruckner

" (...) C’est ce point clé de l’écologie politique qui effraie tant M. Bruckner – et les Ferry et Allègre de tout poil : pour résoudre la crise écologique, il faut résoudre la question sociale. Et la question sociale, aujourd’hui, c’est une inégalité devenue insupportable, tant au sein des sociétés qu’à l’échelle du globe. Comme une large part du mouvement écologique articule maintenant clairement la question sociale et la question écologique, la tactique des défenseurs du néo-capitalisme est de faire croire que l’écologie se résume à un sentiment psychotique de la catastrophe. De nier qu’au contraire nous voulons changer le monde, et que changer le monde suppose la justice. La grande peur de M. Bruckner, c’est qu’en changeant le monde, on reprenne aux riches ce qu’ils ont volé."

Hervé Kempf - 30 octobre 2011

Tout est dit dans cette réponse d'Hervé Kempf à Pascal Bruckner, parue sur le site Reporterre.net.

Lire la suite sur Reporterre.net

   

Le boulier fiscal du CAC 40

 

La France a inventé le bouclier fiscal pour les plus grandes entreprises françaises. Ces 40 mastodontes internationaux ont acquitté en moyenne 0,4 % de leur chiffre d'affaires global. En trois ans (2007, 2008, 2009) ils ont versé 10 milliards d'impôts nets. Soit, en moyenne, 86 millions par an et par groupe.

   

Pour en finir avec le sexisme

Avec l'affaire DSK, l'espoir renaît en France et, grâce au retentissement mondial de l'affaire, partout ailleurs. Sera-t-il possible de dénoncer une agression sexuelle sans perdre son emploi en retour ?

Les lois françaises de protection des femmes au travail ont à peine quinze ans. En plus, elles sont très largement sous-utilisés, notamment dans les as où l'homme concerné est un peu trop haut placé.

Cécile Alduy, dans son ouvrage "Pour en finir avec le sexisme" dresse les contours d'une nouvelle société où les agresseurs sexuels ne sont plus protégés et signe un article coup de poing dans le Monde.

En illustration, une scène issue du blog de Monsieur Jo : des jeunes femmes marocaines manifestent AVANT l'affaire DSK... et se font refouler très vite.

   

L'Internet arabe

Révolutions assistées par ordinateur ?

par huyghes.fr

Sept leçons (provisoires et hypothétiques) des révolutions assistées par Internet

Les révolutions arabes fonctionnent suivant le principe de contagion qui est aussi celui de la Toile. D'un pays l'autre on reprend les revendications, des slogans, des méthodes. On s'encourage, on s'instruit des meilleures façons d'échapper à la police ou de bloquer les institutions. On prend des cours d'activisme en ligne ou par les télévisions satellitaires, on se renseigne sur les crimes ou les faiblesses des dictateurs mais surtout on prend courage de voir les "frères arabes" qui reconquièrent leur dignité par la révolte. Connaissance tactique et exemple moral sont stimulés par l'outil technologique : on se bat aussi par écrans interposés.

... Lire la suite sur le blog huyghe.fr

   

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L'effet boeuf

Thibaut Danancher est journaliste au Point. Il vient de co-écrire, avec le boucher Yves-Marie Le Bourdonnec, "L'effet boeuf" aux éditions Michel Lafon. Un brûlot contre le système actuel de production de la viande, dont la lecture peut conduire directement au végétarisme... 

Ecologie Démocrate (ED): Comment vous est venue l'idée d'écrire ce livre ?

Thibaut Danancher (TD): Yves-Marie le Bourdonnec est un boucher qui a décidé de casser le système déraisonnable de production de la viande que nous vivons aujourd'hui. Il faut savoir que ce système est monopolistique: deux groupes (Bigard-Socopa-Charal et la SVA Jean Rozé) se partagent le gros du gâteau, et fournissent intégralement la plupart les bouchers, qui ont une large responsabilité: ils prennent ce qu'on leur donne, par facilité, sans savoir d'où vient la viande ! un bon test pour évaluer votre boucher: demandez-lui s'il connaît bien son éleveur...

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L'oeil du bloggeur - Edito

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