Dimanche 17 novembre 2019

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La France manquera-t-elle bientôt d’électricité faute d’investissement dans les centrales à charbon?

L’approvisionnement en électricité  pourrait commencer à être « tendu » à partir de 2016, comme l’annonce le dernier rapport prévisionnel à 5 an d’ ERDF. Et ce même si François Hollande ne tenait pas sa promesse présidentielle de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim à la fin du quinquennat !  Il manquerait 1,2 gigaWatt à cause de la fermeture programmée de vielles centrales à charbon et au fioul  que les nouvelles centrales à gaz qui doivent être mises en service en France ne suffiront pas à remplacer. Bien sûr, en cas de fermeture de Fessenheim en 2017, la tendance s’alourdirait ; il manquerait alors près du double, soit 2,1 gigaWatt de puissance.  Dans un cas comme dans l’autre, la conséquence devrait être une forte augmentation de la facture d’électricité, ne serait-ce que par la nécessité d’importer d’avantage de courant lors des pics de consommation, un courant, échangé sur le marché spot et qui se paie alors très cher.

L’information peut surprendre ; elle ne fait pourtant que souligner la dépendance du nucléaire à d’autres sources de production d’électricité. Car, si la production électronucléaire fournit une production de base, elle n’est pas modulable et  doit être couplée à une capacité souple de production d’électricité  qui permette de répondre aux pics de consommation : classiquement de l’hydraulique et des centrales thermiques au charbon, au fuel et au gaz.  Un équilibre complexe que  vient perturber  une directive européenne mal anticipée et qui exige la fermeture de vieilles unités thermiques  à charbon, plus polluantes et fortement émettrices de gaz à effet de serre.

Un mal  pour un bien sans doute, puisque pour la première fois en France,  il semble  envisagé  de s’attaquer sérieusement au lissage du pic de consommation d’électricité. Or le lissage, le contrôle et la baisse progressive du pic de consommation électrique  sont un des grands outils qui doivent rendre possible la transition  vers une production d’électricité issue des  énergies renouvelables.

 

En lire plus sur Enviro 2B: la sécurité de l’alimentation électrique française assurée jusqu’en 2015.

 

Japon : un plan de sortie du nucléaire à l’horizon 2030 !

L’annonce officielle est tombée vendredi dernier, 14 septembre au Japon. Depuis l’accident nucléaire de Fukushima, il y a plus d’un an, une forte opposition à l’énergie nucléaire est née dans l’opinion publique japonaise. De sorte que dans cette situation de crise extrême, les autorisation de redémarrer les réacteurs  arrêtés pour cause de visite décennale ou de rechargement, avaient été reportées, conduisant de fait le Japon à se passer temporairement de la production électrique de ses centrales nucléaires.  Actuellement, sur les 54 réacteurs japonais en fonctionnement avec l’accident nucléaire, et produisant 30% de l’électricité du pays, seuls deux sont encore en fonctionnement à la centrale d’Ohio.

Le Gouvernement japonais  est finalement  allé beaucoup plus loin, annonçant une sortie programmée du nucléaire en un peu moins de 20 ans !

Le Gouvernement nippon a en effet dévoilé vendredi un nouveau plan énergétique pour les 30 années à venir et annoncé un plan de sortie du nucléaire en une vingtaine d’année, avec pour objectif zéro nucléaire à l’horizon 2030. Comment? En limitant à quarante ans la durée de vie des réacteurs existants et en renonçant à la construction de tout nouveau réacteur. Pour compenser, le Gouvernement Japonais mise sur une baisse de la consommation d’énergie de 10% et  un triplement de la production électrique d’origine renouvelable.

De la viande sans animal

Le premier steak haché fabriqué à partir de cellules souches sera prêt à être dégusté en octobre 2012. Fruit de la recherche du médecin biologiste néerlandais Mark Post pour un coût de 250 000 euros selon La Tribune, cet hamburger interroge les écologistes et les pourfendeurs de la malbouffe.
En effet, l’élevage contribue pour 18 % aux émissions à effet de serre. Avec cet viande « reproduite », plus d’élevage intensif, plus d’abattoirs sanglants et tricheurs avec l’hygiène, plus de vache folle. Mais… comme pour les OGM, le risque de créer des effets de bord imprévus et l’abandon potentiel de l’équilibre élevage-cultures végétales nécessaire à une agriculture durable. Cette découverte technologique remettra à plat l’économie agricole. L’occasion de d’avancer vers une exploitation des ressources respectueuse de l’équilibre des espèces et de la nature. Et de consommer moins de viande !

Ben Laden: non, justice n’a pas été faite….

Il est un avantage à la mort de Ben Laden que nul ne peut contester: elle nous a beaucoup éclairé sur la conception de la justice des dirigeants du monde.

Au moment où Obama proclamait « justice has been done », la traduction quasi-simultanée en Français, remarquablement fidèle, était effectuée par notre Président himself: « justice a été faite ».
Il ne serait pas inutile de lui rappeler que l’exécution sommaire d’un homme, fut-il le pire spécimen de l’espèce selon des critères universellement admis, ne saurait être la justice, du moins dans un état de droit: la justice est l’aboutissement d’un processus judiciaire, bref, d’un procès. Sans même rentrer dans le débat de savoir si cette opération et son bilan étaient justifiés ou non, les scènes de liesse populaires aux Etats-Unis, même une fois pris en compte le traumatisme et la douleur du 11 septembre 2001, provoquent le malaise. Saddham Hussein a au moins eu droit à un procès, aussi contesté ait-il été.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy a été à bonne école: déjà en 1993, jeune ministre du budget, il participait, non d’ailleurs sans un certain courage physique, à l’opération visant à libérer les enfants pris en otage à la maternelle de Neuilly par un déséquilibré qui s’était donné le nom d’Human Bomb; opération qui s’était soldée par la mort de ce dernier, tué d’une balle dans son sommeil. En guise d’oraison funèbre, le sourire réjoui et bonhomme de Charles Pasqua, et ce commentaire laconique: « le forcené est mort ». A part la soeur dudit forcené, personne ne s’était à l’époque posé la question de savoir s’il n’aurait pas été possible de le capturer vivant et de lui donner le procès équitable auquel tout être humain a droit, même si, et d’ailleurs d’autant plus que, dirait Maître Vergès, son acte est insoutenable. Comme si certains actes autorisaient le gouvernement d’une part à se substituer à la justice, et d’autre part, à rétablir implicitement la peine de mort…

« Dead or Alive » avait George Bush, érigeant ainsi la loi en vigueur chez les cow-boys au rang de diplomatie internationale. Oui, un procès Ben Laden aurait été dangereux et compliqué; pourtant, ce n’est pas la facilité de la loi du talion qui permet le triomphe de la justice, sinon le conflit israelo-palestien serait résolu depuis longtemps; c’est au contraire la fidélité intransigeante à ses valeurs. Il faut savoir être meilleur que ce que l’on combat.

Peut-être MM. Bush, Obama et Sarkozy pourraient-ils se remémorer ce qu’en disait en son temps Thomas Jefferson, père fondateur de lAmérique: «  »Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité

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